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En janvier 2003, la Banque a acheté l’immeuble
de la Tour-de-l’Ile qui abrite les locaux de la Banque depuis 1975.
La Tour-de-l’Ile, dernier vestige du Château de l’Ile entre les deux bras du Rhône, est le plus ancien témoin du passé médiéval genevois. Autrefois, cette forteresse était une véritable porte d’entrée de la Ville. C’est la réception de la Banque Safdié qui occupe maintenant l’entrée principale de la Tour-de-l’Ile. Un soin particulier a été apporté au respect du lieu historique dans l’aménagement et l’ameublement de ces locaux prestigieux. Edifié entre 1215 et 1219 par l’évêque Aymon de Grandson pour commander le passage du pont, le Château fut assiégé en 1287 par le comte de Savoie qui s’en empara. Partiellement démolie en 1670 par l’incendie des ponts du Rhône, reconstruite dès 1680 et finalement protégée par référendum en 1897, la Tour-de-l’Ile a toujours été intimement liée à l’histoire de cette métropole financière internationale. De 1858 à 1886, la Tour portait trois horloges indiquant les heures locales alors différentes de Paris, de Genève et de la ville fédérale. En effet, Paris avait 15 minutes et 16 secondes de retard sur Genève, alors que Berne avançait de 5 minutes, 6 secondes. C’est ainsi qu’en 1860, le voyageur intrépide arrivant de Lyon pour se rendre à Lausanne devait tenir compte de trois heures différentes, ce qui ne manquait pas de créer la confusion. Témoin, l’histoire de ce jeune fiancé bernois se rendant à Genève pour rencontrer sa future belle-famille et qui, pour ces 5 minutes d’écart, manqua sa correspondance et ruina ses fiançailles.
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